L’artiste russe Julia Zastava expose ses mondes parallèles à Paris

Rue de Bièvre, sur les murs de la galerie L’Aléatoire, le monde transformé de Julia Zastava se révèle. Il entraine les visiteurs dans l'univers subversif et un peu effrayant des contes pour enfants pas sages.

Quand le monstre me prendra - Julia Zastava © L’Aléatoire

La première impression, face aux toiles de Julia Zastava, est de pénétrer dans une forêt dense et sombre, et d’assister, tout à coup, à une scène étrange: un goûter entre petites filles, une rencontre avec des personnages à têtes d’animaux. Etranges aussi les visages indistincts aux yeux toujours flous.

C’est un monde décalé que Julia Zastava met en scène à travers son exposition au titre poétique et plaisant «Je vais en parler avec mon parapluie

«Sous son parapluie, c’est sa bulle protectrice. C’est son ciel protecteur sous lequel elle peut continuer de vivre comme elle l’entend, et continuer de voir le monde réel de façon décalée», indique Patricia Chichmanova, propriétaire de la galerie L’Aléatoire.

«En parler avec son parapluie, c'est une certaine façon de se protéger des ordres et coutumes de la sphère sociale, de se créer une sphère individuelle. Sous son propre ciel on peut échapper aux espaces de l'existence humaine normale, s'abandonner à sa propre sphère dans une retraite secrète face aux rituels conventionnels de la vie en société», écrit le critique Philipp Levar
 (Art philosopher 
2011)

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Une autre espèce d’animal - Julia Zastava
© L’Aléatoire

En état d’hallucination

Julia Zastava voit naturellement le monde différemment: elle entrevoit des univers parallèles, où les logiques différentes du monde réel, lui offre des visions décalées. Ses créations reflètent ces états « d’hallucination ».
«Elle a le don incroyable de voir le monde différemment et le cultive dans son travail», indique Patricia Chichmanova.

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Prairie avec trois problèmes - Julia Zastava
© L’Aléatoire

«Un jour, Julia a retrouvé des photographies « étranges » réalisées par son grand-père. Il mettait en scène les membres de sa famille de façon originale, en les déguisant. Elle m’a confié s’être inspirée de ces photographies pour créer

Une ambiance que l’on retrouve sur la toile représentant sa mère et sa grand-mère. La peinture a mystérieusement disparu lors de son voyage pour l’exposition, entre Moscou et Paris. C’était la préférée de l’artiste. Pour la faire exister, Julia Zastava en a fait une fresque sur un mur de la galerie.

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Mère et grand-mère - Julia Zastava
© L’Aléatoire

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Fresque sur un mur de la galerie - Julia Zastava
© L’Aléatoire

Succession de caves avec une petite pièce au bout d’un tunnel, la galerie L’Aléatoire accueille de « jeunes artistes » ou des « artistes jeunes.» Le souhait de Patricia Chichmanova est de leur donner «l’occasion de se montrer et de se confronter aux regards des autres

Julia Zastava, du haut de ses 28 ans, est l’une de ces artistes, bien qu’elle ait - déjà – une grande expérience des expositions.

Jusqu’au 30 octobre à la Galerie L’aléatoire

Galerie L’Aléatoire
29 rue de Bièvre

75005 Paris

0143264361

Plus d'informations sur le travail de Julia Zastava sur son site. Egalement sur Youtube.

A Moscou, Julia Zastava expose actuellement une oeuvre jusqu’au 20 octobre à la Gallery White

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