Les Pussy Riot reconnues coupables de "hooliganisme"

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Les trois jeunes femmes du groupe de punk rock russe Pussy Riot ont été reconnues vendredi coupables de "hooliganisme" à l'issue d'un procès à Moscou qui a acquis un retentissement international.

Les trois jeunes femmes, debout dans la cage des prévenus, ont écouté dans le calme la lecture du jugement. Nadejda Tolokonnikova, qui portait un tee-shirt proclamant "no pasaran", souriait.

La juge Marina Syrova a en grande partie repris les arguments du procureur qui avait requis trois ans de camp pour avoir chanté le 21 février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une "prière punk" dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de "chasser Poutine" du pouvoir.

La juge a souligné qu'il n'y avait pas eu de "repentir" de la part des accusées, qui ont "violé l'ordre public" et "offensé les sentiments des croyants".

Les avocats des Pussy Riot ont demandé leur acquittement. La peine maximum pour "hooliganisme" est de sept ans de camp.

Partisans et détracteurs des jeunes femmes ont afflué vers le bâtiment avant le début de la lecture du jugement.
Des rassemblements en faveur des prévenues ont déjà eu lieu en Russie et sont aussi prévus dans de nombreuses villes à l'étranger, de Varsovie à Sydney en passant par Paris et New York.

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Une centaine de personnes scandaient de leur côté "Liberté aux Pussy Riot !", "Liberté aux prisonniers politiques !" tandis que des manifestants ultra-nationalistes et orthodoxes manifestaient devant le bâtiment. "Je veux que les Pussy et ceux qui les soutiennent brûlent en enfer", a déclaré l'un d'entre eux.

L'affaire a pris une dimension internationale et les trois femmes ont reçu ces dernières semaines de nombreuses marques de soutien du monde entier. Plusieurs artistes tels que Paul McCartney, Madonna, Sting et Yoko Ono, la veuve de John Lennon ont exprimé leur solidarité.

Face à la résonance de l'affaire des Pussy Riot, le chef de l'Etat a semblé plaider début août en faveur d'une certaine indulgence, estimant que les jeunes femmes ne devaient pas être jugées "trop sévèrement".

Dans une interview publiée vendredi par le journal Novaïa Gazeta, les prévenues ont indiqué qu'elles ne demanderaient pas à M. Poutine de les gracier.

"C'est à lui de nous demander, à nous et à vous, de le gracier", a déclaré Nadejda Tolokonnikova.

"Nous allons faire appel de tout verdict de culpabilité non seulement en Russie, mais dans les instances internationales", a prévenu l'avocate Violetta Volkova, citée par Interfax, avant même la lecture du jugement.
Source AFP

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Portrait de AnBo

J'ai lu un article où il y avait une comparaison entre la sanction infligée aux Pussy Riot et celle donnée à des vandales qui avaient peint des croix gammées sur les murs d'une église en France. Une grosse amende ! mais pas de prison et encore moins de camps. Est ce que c'est moins pire de faire des croix gammées que de chanter un prière punk ?



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